Kippour ne pardonne pas tout : ce que dit le Rambam

Ce cours, à la veille de Kippour, rappelle une distinction fondamentale du Rambam trop souvent négligée : la téchouva et Yom Kippour n'effacent que les fautes commises envers Hachem, "avérot chébén adam lamakom", mais jamais celles commises envers autrui, "avérot chébén adam lé'havéro", qui exigent impérativement le pardon réel de la personne lésée, ainsi que la réparation concrète du préjudice causé, blessure, insulte ou vol. Le cours élargit ce principe à des situations moins évidentes, celles où l'on a causé un dommage indirect, "grama", sans intervention directe, rappelant que selon certains décisionnaires, même ces cas engagent une véritable obligation de réparation, indispensable à l'acceptation véritable de la téchouva devant le Ciel. Le cours insiste tout particulièrement sur le paradoxe des relations proches, conjoint, enfants, parents, où l'on cause souvent, sans même s'en rendre compte, davantage de tort qu'à des inconnus, justifiant la coutume répandue de demander pardon à ses proches juste avant Kol Nidré. Le cours conclut sur une réciprocité essentielle rappelée par le Rambam : de même qu'il faut savoir demander sincèrement pardon, il faut également savoir l'accorder avec miséricorde à ceux qui le sollicitent, sans excès de dureté, cette qualité de rah'manout envers autrui appelant, en retour, la même miséricorde de la part de Hachem au moment du jugement.
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